Une crainte très fréquente
Il est important de commencer par vous rassurer : la peur des soins dentaires — qu’on appelle aussi « anxiété dentaire » ou « phobie dentaire » — est loin d’être rare.
Selon une analyse récente portant sur plus de 72 000 adultes, le pourcentage de patients atteint de phobie dentaire est d’environ 15 % . (source) Parmi ces personnes, 12,4 % présentent un niveau élevé de peur, et environ 3,3 % une forme sévère.
Dans une revue australienne, on indique que « une personne sur six adultes » présente une forte peur dentaire, et que chez certains sous-groupes, cela peut toucher jusqu’à une personne sur trois. source
Chez les enfants ou les jeunes adultes, les chiffres sont aussi élevés : par exemple, une étude suédoise a trouvé que, chez des patients de moins de 20 ans, 29 % déclaraient une peur dentaire et 12 % des filles versus 5 % des garçons une peur « sévère ».
Autrement dit : VOUS N’ÊTES PAS LE/LA SEUL(E) à avoir cette appréhension. Cette situation est parfaitement compréhensible et nous la prenons très au sérieux.
Pourquoi est-ce si courant ? Plusieurs facteurs entrent en jeu
- Une mauvaise expérience antérieure chez le dentiste ou un souvenir douloureux. source
- L’anticipation de la douleur, du bruit, des engins dentaires.
- Le sentiment de perte de contrôle ou d’impuissance.
- Un niveau d’anxiété ou de phobie plus généralisé, ou des facteurs psychologiques/personnels.
- Le fait que cette peur conduit souvent à éviter ou repousser les rendez-vous dentaires — ce qui, à son tour, peut aggraver la situation (car des soins différés signifient souvent des traitements plus lourds) :
« Les personnes ayant une forte peur dentaire sont beaucoup plus susceptibles de retarder ou d'éviter les visites chez le dentiste... »
source
Si vous éprouvez de l’anxiété ou de la peur à l’idée d’un soin dentaire, soyez assuré(e) que le Dr Gregory Bailliard en a conscience et que des solutions existent pour vous accompagner.
Les pistes de prise en charge proposées
Pour vous aider à surmonter cette peur, trois types de prise en charge existent, du plus léger au plus assisté. Chaque patient est différent ; l’idée est d’évaluer votre niveau d’anxiété, vos antécédents, votre santé, et d’adapter la méthode.
Pourquoi choisir une de ces options ?
Pour briser le cercle vicieux :
Vous avez le droit d’interrompre ce cycle.
- Pour préserver votre santé bucco-dentaire, mais aussi votre bien-être global : une bouche en bon état contribue à votre confort, votre alimentation, votre confiance et votre vie sociale.
- Parce que votre équipe dentaire est formée, car de très nombreux patients vivent cette situation (voir les statistiques ci-dessus) : appréhension, stress, anxiété ne sont pas un motif de jugement, au contraire.
- Parce que vous méritez une prise en charge adaptée, respectueuse, et confortable.
En pratique : que pouvez-vous faire contre votre peur du dentiste ?
- Exprimez vos craintes dès la prise du rendez-vous : dites simplement que vous êtes « angoissé(e) », que vous avez « peur des soins ». Cela permet à l’équipe de prévoir un entretien spécifique.
- Demandez quel type de prise en charge est possible (écoute/adaptation, anxiolytique, sédation, anesthésie générale) et ce qui pourrait vous convenir.
- Posez des questions sur le déroulé du soin, les gestes, le temps, les pauses.
- Apportez un accompagnant si possible, pour le retour après sédation ou anesthésie.
- Prévoyez un moment calme après votre rendez-vous (par exemple, ne pas planifier tout de suite un autre rendez-vous stressant).
- N’hésitez pas à reprendre contact si après un premier rendez-vous le stress reste élevé : une deuxième consultation préalable sans soin peut être utile pour découvrir le lieu, l’équipe, poser toutes les questions et commencer à bâtir la confiance.
Conclusion
La peur des soins dentaires est une réalité partagée par une significative proportion d’adultes (environ 1 personne sur 6) et encore plus dans certaines situations. Rassurez-vous : vous n’êtes pas seul(e), et cette peur peut être prise en charge. Votre équipe dentaire est là pour vous écouter, vous accompagner, proposer des solutions adaptées à votre niveau d’anxiété et à votre traitement. Ensemble, vous pouvez choisir la méthode (écoute, anxiolytique, sédation, anesthésie générale) qui vous permettra de recevoir les soins nécessaires dans la plus grande sérénité.
N’hésitez pas à en parler – c’est la première étape vers une expérience plus confortable et vers une meilleure santé bucco-dentaire.